Il y a quelques mois, j’écrivais un article sur les métiers les plus tranquilles. Un métier sans stress, c’est bien, sauf que tu désirerais peut-être donner un sens à ce que tu fais.

Quand on est en quête de sens, c’est parce qu’on sait que notre société capitaliste arrive à un tournant et que l’écologie et le social prendront forcément une place plus importante dans l’avenir.

Julien Vidal, le créateur du mouvement « ça commence par moi« , est également le créateur du podcast 2030 Glorieuses qui recense ces métiers de demain autour de l’environnement et du social.

J’ai décidé de faire de micros résumés de chaque épisode afin de te faire découvrir ces métiers.

Sommaire des métiers :

  • #49 : Promotrice de mode de vie écoresponsable
  • #48 : Accompagnant en accueil des réfugiés
  • #47 : Entrepreneur en convivialité
  • … le reste arrive

Liste des métiers par podcasts :

#49 : Promotrice de mode de vie écoresponsable

Clémentine Mossé, fondatrice et présidente de l’association The Greener Wood, accompagne de façon concrète des personnes à transformer leur quotidien pour une vie plus écoresponsable.

L’association est surtout connue pour son « Greener Festival » qui propose des ateliers du type : apprendre à cuisiner plus végétal, gérer ses finances de manière éthique, et d’autres exposants comme : des réparateurs de vélo, l’achat de kit zéro déchet et achat de bière locale.

Petite parenthèse : pour ceux qui habitent Paris, vous pouvez vous rendre à la fondation Good Planet qui propose le même type d’atelier. J’en parlais dans mon article sur Yann Arthus-Bertrand.

Le parcours de Clémentine Mossé pour arriver à ce métier ?

Le parcours scolaire de Clémentine n’a rien à voir avec l’associatif.

Elle a suivi ce que la société l’incitait à faire : bac S, bonne élève avec de bonnes notes, elle pouvait faire prépa ou médecine. Finalement, elle choisit une école d’ingénieur généraliste : l’école centrale de Marseille.

Ce cursus n’était pas forcément passionnant, mais eu un haut niveau en termes d’apport personnel. En parallèle de ses études, elle était très active dans le milieu associatif étudiant où elle s’épanouissait bien mieux. Pourtant, il eut bien fallu commencer à travailler.

Elle fut alors embauchée dans un bureau d’études dans le domaine ferroviaire pendant un an. Sa casquette « transport » l’emmena dans un autre bureau d’étude où pendant six et demi, elle développa une expertise assez fine puisqu’elle s’occupait de développer les algorithmes pour faire fonctionner les carrefours de circulation.

Elle lança l’association quand elle était encore salariée. Elle eut l’intuition que ce projet la porterait et qu’il la ferait grandir. Elle demanda un 4/5e à son employeur, suivi peu de temps après d’un 3/5e.

À un moment, il fallut faire un choix entre cette association et ce travail de salarié. Après d’âpres négociations, elle put obtenir une rupture conventionnelle à l’été 2019. Ce qui lui permit de se consacrer au développement et à la consolidation de l’association.

C’est l’Institut de la transition, qui lui permet d’avoir cette indépendance financière grâce à toutes les formations qu’elle donne et à d’autres missions qu’elle prend en charge.


#48 : Accompagnant en accueil des réfugiés

Vincent Berne travaille chez Singa France, dont le but est de changer le regard qu’on peut avoir sur la migration. Faire valoir la migration comme une forme de richesse et également mettre toutes les cartes en mains pour les personnes qui arrivent dans un pays.

Vincent travaille plus particulièrement sur le programme « J’accueille« , qui consiste à accompagner les citoyens qui accueillent des réfugiés.

C’est un sujet d’avenir, car comme disait Pablo Servigne chez Thinkerview : « Côtoyons les réfugiés parce que dans 10 ans, c’est peut-être nous qui irons gratter aux portes de la Norvège. »

Le principe de l’accueil est un accueil temporaire, le temps de définir un projet professionnel, de trouver un travail et une solution de logement.

Ces accueils sont des mois tremplins pour les réfugiés.

Le parcours de Vincent Berne pour arriver à ce métier

Le parcours de Vincent est très spécifique à lui-même.

Il a fait des études très généralistes, il voulait comprendre les comportements humains et l’évolution des sociétés. Il s’est tout naturellement dirigé vers une licence de sociologie. Cette licence l’a ensuite amené à un master de science politique.

Pendant le master il comprit qu’il avait envie d’un travail qui lui permette de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des personnes qui l’entourent.

Après ses études, il partit en Argentine et travailla pour une fondation qui accompagne les jeunes dans le choix de leurs études. Il rentra ensuite en France pour se consacrer à une plateforme de crowdfunding pour soutenir des projets à l’émancipation des femmes partout dans le monde.

C’est ce qui l’amena à travailler pour Singa, en répondant à une offre d’emploi où il s’agissait de s’occuper du réseau d’Île-de-France.


#47 : Entrepreneur en convivialité

Renaud Seligman est co-fondateur du Social Bar, un bar qui permet à des gens qui ne se connaissent pas de se parler et de faire la fête ensemble.

Aujourd’hui il est formateur en « agent de convivialité », c’est-à-dire former les gens à faire ce qu’il fait dans son bar pour ainsi ouvrir d’autres Social Bar ailleurs en France.

Pour amener des inconnus à se parler, il faut créer des petits prétextes, un peu rigolos, un peu chaleureux, un peu mignons.

Il y a plusieurs façons de faire, notamment la boite à défi qui consiste à réaliser des défis avec des gens que tu ne connais pas. Exemple : tirer le prix de sa consommation avec un dé.

Tu te retrouves obligé de demander à une personne qui se trouve dans le bar, de lancer le dé pour toi, pour déterminer le prix de ta consommation.

Il y a également le « badge de convivialité », qui est ta carte d’identité pour la soirée, un papier que tu remplis et qu’une autre personne doit te coller dans le dos, comme un poisson d’avril.

Ce qui évite également la fameuse question quand on n’est pas très à l’aise : qu’est-ce que tu fais dans la vie ?

Petite parenthèse : si tu cherches des bars qui sortent de l’ordinaire, je te conseille de regarder du côté des bars associatifs qui proposent souvent des activités dont l’ambiance se rapproche du Social Bar. Tu peux d’ailleurs me retrouver de temps en temps au Schmilblick à Montrouge.

Le parcours de Renaud Seligman pour arriver à ce métier

Renaud a eu deux ou trois moments clés, notamment la découverte du bar/restaurant Le Vieux Belleville.

Il a réalisé que quand on avait un lieu, on pouvait rendre heureux des personnes pour une ou deux heures et qui pouvaient repartir avec plus d’énergie que quand ils sont arrivés.

Avant le social bar, il animait le Mouvement des Entrepreneurs Sociaux. Ce boulot consistait à organiser des événements où les entrepreneurs qui ne se connaissaient pas, se parlent et passent un bon moment ensemble. C’est là où il testa des petites méthodes et des façons de faire qui faisaient plaisir aux gens.

Il eut également ce moment lors d’une conversation avec une amie où ils se disaient que c’était dingue à quel point les gens ne se parlaient plus dans les bars.

Comment se fait-il qu’on ne puisse pas venir seul dans un bar, surtout quand on est une femme ? Sauf que Renaud n’avait pas les épaules pour monter un bar.

L’heureux hasard de la vie fit que David – un pote rencontré au mouvement des entrepreneurs sociaux – vint le rejoindre un soir au Vieux Belleville et lui annonça : je vais avoir un 500m² à Gare de Lyon, il y a une petite vitrine, on pourrait monter un bar, ça pourrait être drôle.

C’est comme ça que l’aventure a démarré.


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Crédit photo Anna Shvets

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