Le texte suivant est une analyse « package » du :

Pour information, ses paroles sont à peu près les mêmes entre l’interview de Thinkerview et celle sur sa chaîne. Quand tu es en promo, c’est normal de raconter plus ou moins la même chose.

Sauf que je l’ai trouvé bien meilleur chez lui que chez Thinkerview. Là-bas, il avait l’air timide, mal à l’aise et même peut-être malade.

Donc si tu comptes regarder une des 2 interventions, je te conseille celle qui l’a faite chez lui.

Commençons tout de même avec un moment de chez Thinkerview qui m’a interpellé.

Version audio :

Un boomer s’excuse pour le réchauffement climatique

À 51 minutes et 52 secondes de l’interview de Thinkerview, un commentaire du chat est lu :

Le jour où ces boomers comprendront que le seul discours audible de leur part c’est des plates excuses ils auront fait un grand pas.

Yann Arthus-Bertrand (« YAB », dans le reste du texte) réplique en disant : « il a raison » …

Je n’aime pas le terme « boomer », ça évoque un certain mépris comme si nous, les générations suivantes X, Y, Z aurions pu faire mieux.

Pour remettre les choses dans leurs contextes, jusqu’au début des années 90, il n’y avait pas Internet. Et comme le dit YAB, il ne sortait qu’un livre d’écologie par an maintenant, c’est plusieurs par mois.

Le bug humain

Autre chose, en s’intéressant au fonctionnement du cerveau humain via le livre « le bug humain », on comprend que c’est dans la nature de l’homme de passer à l’action que lorsqu’il est au pied du mur, et concernant le climat, on arrive doucement au pied du mur. C’est pour cette raison que certains d’entre nous commencent à se réveiller.

Tu ne me crois pas ? Alors repenses à tes années d’études, combien d’entre nous attendait la dernière minute pour faire ses devoirs ? La réponse : la majorité. C’est exactement ce qui est en train de se passer pour le climat.

En vrai, il faut beaucoup de s’agresse à un être humain pour commencer à agir avant l’arrivée du problème. C’est pour cela qu’entre les années 70 jusqu’aux années 2000, personne ne se bougeait pour le climat.

Alors accuser les « boomers » ne rime à rien et surtout ne réglera pas les problèmes.

Que fais-tu concrètement ?

Partons du principe qu’effectivement toute la faute vient des boomers, que font concrètement les X, Y, Z pour arranger les choses ?

Parce que si tu râles et qu’après tu continues à passer tes soirées à jouer à Fortnite et à commander des fastfoods livrés par Uber Eats, Deliveroo et compagnie, franchement, ne vient pas te plaindre.

Je ne suis pas un extrémiste, évidemment qu’on peut s’amuser et de temps en temps prendre un repas à emporter (même si ça génère énormément de déchets), mais la vie, c’est une question d’équilibre, passe du temps également à t’instruire et cuisiner pour toi.

C’est aux politiques de se bouger !

Comme le disent YAB et Aurélien Barrau : « on a les politiques qu’on mérite ! »

Pour reprendre les paroles de YAB : quand il y a la marche pour le climat, on est 150 000 personnes dehors, quand on gagne la coupe du monde on est 3 000 000 millions, tu ne penses pas qu’il y a un problème ?

Les politiques veulent juste se faire élire, alors si toute la population réclamait plus d’écologie, ils seraient obligés de s’y mettre.

Idem pour la diminution de la viande et la nourriture bio dans les cantines.

Quand j’étais au lycée, il y avait des manifestations pour la loi Fillon. De nombreux lycéens empêchaient les autres d’aller étudier.

Le gouvernent a fini par faire marcher arrière.

Ne penses-tu pas que si ces manifestations se reproduisaient pour des revendications écolos, le gouvernement serait obligé de plier ?

À la place de YAB je ne me serai pas excusé, mais j’aurais gentiment envoyé se faire voir le gars en lui exposant les arguments précédents.

Mais peut-être qu’avec l’âge ou pour garder une bonne image du documentaire, oui il valait mieux s’excuser.

La fondation GoodPlanet

Avant de poursuivre sur le documentaire Legacy et son interview chez Thinkerview, j’aimerais mettre en avant sa fondation GoodPlanet – qui mérite d’être vue – et YAB l’a très peu fait dans ses 2 interventions.

J’ai découvert GoodPlanet par hasard en mai 2019 lorsque je cherchais des sorties sur des sites tels que sortiraparis.com.

Le but de sa fondation est de réveiller les consciences écologiques à travers des ateliers, des conférences et des documentaires, tout ça gratuitement.

Il est également possible de s’y restaurer moyennant quelques euros.

Avec ma copine de l’époque, on avait eu petit fou rire en se disant que GoodPlanet, c’était un peu le Pizza Planet des écolos. On peut y aller pour se nourrir et s’amuser tout en apprenant des choses liées à l’écologie.

Sa fondation est située à l’ouest du bois de Boulogne. Pour y aller sans voiture, c’est un peu galère, il faudra enchainer tram et bus, mais ça en vaut vraiment la peine.

À l’heure actuelle elle est fermée à cause de la covid, mais tu peux t’inscrire à leur newsletter. En ce moment, ils envoient un e-mail par semaine intitulé : « GoodPlanet, comme si vous y étiez ».

J’espère t’avoir convaincu

Que retenir d’autre de Legacy et de son intervention chez Thinkerview ?

Comme je l’expliquais dans ma newsletter – si tu n’es pas encore inscrit, tu rates quelque chose – Legacy est un documentaire écolo comme les autres, il a juste de plus belles images.

Un documentaire écolo se résume toujours au même scénario :

  • l’humain fait n’importe quoi
  • c’est la merde
  • mais on peut encore changer, des solutions existent
  • fin

Sans exagérer, Legacy s’arrête sur cette phrase : « il existe des solutions à vous de choisir ».

Mais pourquoi ne pas s’étendre sur les solutions, quitte à allonger la durée du documentaire ?

Par contre, ce qui a été intéressant est d’entendre YAB faire la comparaison avec un de ses autres documentaires : Home, réalisé en 2009.

D’ailleurs, beaucoup d’images de Legacy sont des rushs de Home, non utilisés.

Les autres images ont été en grande partie commandées à des pilotes de drones indépendants du monde entier.

YAB racontait qu’à la fin de Home il était plus positif, qu’il pensait que les choses pouvaient changer. Aujourd’hui, il en doute. Ne serait-ce qu’avec les énergies vertes d’aujourd’hui.

Au lieu de remplacer les énergies fossiles, les énergies vertes sont venues s’additionner, ce qui sous-entend que l’on consomme encore plus d’énergie.

On va vers un monde compliqué

À la fin du siècle, on aura gagné 4 ou 6°C.

Une augmentation de température mettra en péril notre agriculture, donc notre alimentation.

Comme YAB, je trouve ça ahurissant que les agriculteurs soient aussi peu payés, alors que c’est eux qui comblent le besoin de base : se nourrir.

Si j’étais un Bill Gates ou un Jeff Bezos, je ferais en sorte que ceux qui nous nourrissent gagnent bien mieux leur vie.

En attendant, les suicides dans le monde agricole continuent d’augmenter :

Deux tiers des paysans ne gagnent même pas le SMIC.

Ils sont prisonniers de leur travail et ne sont pas heureux.

La crise migratoire n’a pas encore commencé

Beaucoup se plaignent de la situation en France comme certains étudiants qui n’arrivent pas à se nourrir à cause de la crise du COVID.

YAB raconte qu’il s’occupe d’un orphelinat à Brazzaville et dit que ce n’est pas la même chose là-bas.

En France l’éducation et la santé sont gratuites.

En Afrique il n’est pas rare de ne pas avoir de travail, pas de service de santé, pas d’éducation, pas de démocratie.

À ce moment-là, tu n’as qu’un rêve, c’est de rejoindre la France.

La France est un paradis pour eux.

Surtout qu’avec Internet, maintenant ils voient comment c’est en France et dans les autres pays riches.

Leur seule discussion est : comment on va pouvoir y aller ?

Comment être heureux dans un monde qui s’effondre ?

À cette question, YAB répond que c’est un devoir d’être heureux, même si on est rattrapé par la vie et les emmerdes au quotidien.

Et je suis d’accord avec lui, en tant qu’humain on a qu’une seule possibilité pour survivre, c’est l’optimise (avec une pincée d’utopisme). Sinon la vie ne serait qu’une traversée du désert.

Le bonheur, ce n’est pas quelque chose de constant, mais quelques moments privilégiés de la vie.

YAB raconte alors une partie de sa vie au Kenya où il vivait en harmonie avec les animaux qui n’avaient pas peur de l’homme. Maintenant, presque tous les animaux ont peur de l’homme.

YAB dit aussi qu’il était heureux parce qu’il faisait ce qu’il voulait faire.

Vie privée de Yann Arthus-Bertrand

Le reste des 2 interventions concerne la vie privée de Yann Arthus-Bertrand :

  • Vous étiez comment avant ?
  • Vous mangez de la viande ?
  • Le mot résilience, ça vous fait penser à quoi ?
  • Comment vous vous voyez à la fin de votre vie ?

Si tout cela t’intéresse, je t’invite à regarder ses interviews en entiers.

Les 3 livres recommandés par Yann Arthus-Bertrand

  • La Supplication de Svetlana Aleksievitch
  • Effondrement de Jared Diamond
  • Les livres de Jean-Marc Jancovici

Conseils pour la jeune génération

Va au bout de tes rêves et saisis ta chance ! Tu as envie de faire quelque chose ? Essaye !

Le principal, c’est d’essayer, d’essayer et d’essayer. Tu ne vas peut-être pas y arriver, mais essaye quand même, c’est tellement important.

Et si ta chance passe, saisie là. Tu vas peut-être te casser la gueule, mais fais-le quand même.

Si tu n’essayes pas, toute ta vie tu te diras : « merde, j’aurais dû essayer ».

Si tu as une envie, va au bout de tes rêves.

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