L’article suivant m’a été inspiré par un des podcasts d’Edeni : « Comment lire et écrire pour créer un autre futur ? La question des Utopies‪ ».

Cependant, je trouve ce titre mal choisi.

Combien de personnes sont concernées par le fait d’écrire sur le futur ? Surement peu.

Si Edeni avait voulu s’adresser à la majorité, la question aurait été plutôt « Quels contenus consulter pour créer un autre futur ? » ou mieux encore « Créons un autre futur avec les Utopies ».

Ici, j’ai la sensation qu’ils sont partis de deux personnalités montantes – Sandrine ROUDAUT et Julien VIDAL – puis leur ont collé un sujet, juste pour les faire parler.

Dis-moi en commentaire si tu penses comme moi ou au contraire, si je me trompe.

Ce qui suit n’est donc pas un résumé habituel, mais un texte inspiré de ce podcast, enrichi avec mes expériences et pensées personnelles.

Version audio :

Que 2 futurs possibles ?

Quand on s’intéresse à l’écologie puis à l’effondrement, on se rend compte que ça va mal.

À partir de là, l’imaginaire collectif n’entrevoit que 2 futurs possibles :

  • Soit l’apocalypse en mode survivaliste où on cache des boites de conserve
  • Soit un monde régi plus ou moins efficacement par la technologie

Le problème, c’est que dès que nous n’avons plus de désir pour le monde, on tombe dans la dépression.

Or, dans cette société en crise, il est primordial de réapprendre à rêver, à se projeter, exactement comme nous invite à le faire le documentaire : artistes de la vie.

Personnellement, ça fait 6 ans que je stagne dans ma vie. Rien ne bouge, rien ne change.

En étudiant le sujet suivant, j’en suis arrivé à la conclusion que c’est parce que ça fait 6 ans que je n’arrive plus à me projeter dans un quelconque avenir.

La solution pour continuer à imaginer face à une éco-anxiété générée par l’idée d’un possible effondrement, c’est bel est bien l’utopisme.

L’inverse de l’utopisme n’est pas le réalisme

Dans l’inconscient collectif, l’utopie est ce qui ne peut pas exister.

Pourtant, tout ce qui existe dans nos vies n’existait pas avant :

  • Les voitures
  • Internet
  • Les smartphones
  • etc

Il y a des gens qui se sont autorisés à les imaginer.

Un utopiste n’est pas un doux rêveur, c’est quelqu’un de lucide en regardant le futur et les possibilités.

Il ne bride aucun champ des possibles.

Est-ce que l’ampoule a été imaginée à partir de la bougie ? Bien sûr que non !

D’ailleurs, ce n’est pas Thomas Edison qui a inventé l’ampoule, mais un certain Joseph Swan. Edison n’a fait qu’améliorer la technologie.

Quoi qu’il en soit, ces deux hommes pensaient « out of the box », ils cherchaient, imaginaient et inventaient.

Donc l’inverse de l’utopisme ce n’est pas le réalisme, mais le conservatisme.

Actuellement, nous sommes dans un cercle vicieux de consommation et de destruction, mais en se tournant vers l’utopie, tout pourrait s’inverser.

Comment cultiver son utopisme ?

Difficile à croire, mais :

  • tout est en nous
  • notre intuition est souvent juste

Il y a quelques années, je me suis beaucoup intéressé à « comment bien s’habiller ? », au point d’en arriver à payer 2 prestations de relooking.

Un relooking d’hiver et un relooking d’été, normal.

Finalement, bien s’habiller c’est pas très compliqué et mieux vaut le faire uniquement pour soi. Si tu t’habilles pour les autres, ça ne t’apportera pas grand-chose.

Je pourrais développer mes expériences vestimentaires dans un autre contenu.

Pourquoi je raconte tout ça ?

Pendant mon premier relooking, j’ai forcément posé la question : comment savoir si un vêtement me va ?

Mon « relookeur » m’a expliqué rapidement : le choix de la taille, des couleurs et les matières.

Puis, il a conclu avec un : « mais surtout, fais-toi confiance ».

Et il avait raison.

Même si je connais les points techniques des vêtements, quand j’en essaie un et que je me regarde dans la glace, je sais instantanément, s’il me va ou pas.

Et c’est pareil pour le choix d’un appartement ou d’une maison.

Lors des visites, on ressent des bonnes ou de mauvaises énergies.

C’est seulement après qu’on commence à rationaliser sur les détails pour nous persuader que c’est ce logement qu’il nous faut.

Je t’ai peut-être perdu dans mes explications, alors revenons à des conseils plus concrets.

Épurer

Il s’agit de commencer par épurer son quotidien. Se débarrasser du superflu.

Créer un espace vide pour le remplir de meilleures choses, c’est l’idée même du minimalisme.

On commence évidemment par se débarrasser du matériel que l’on n’utilise pas, puis on poursuit avec le virtuel comme les applications que l’on n’ouvre jamais, les newsletters que l’on ne lit pas, et on termine enfin par le relationnel : les personnes qui nous sont toxiques.

Nous reviendrons sur ce dernier point plus tard.

Les autres axes d’améliorations rejoignent bizarrement les principes d’une vie simple 😉

  • Limiter son temps d’écran, que ce soit la télé, le pc ou le smartphone, et préférer l’audio et les livres
  • Trouver un moyen de se connecter avec la nature (une randonnée, observer un lever ou un couché de soleil avec du thé ou une tisane)
  • Simplifier autant que possible son travail et ses objectifs
  • S’occuper des choses remises à plus tard
  • Éviter de faire plusieurs tâches en même temps
  • Ralentir les choses que l’on fait vite d’habitude (manger, marcher, etc.)
  • Réduire ses engagements envers les autres (apprendre à dire non)

J’aimerais revenir sur le premier point : pourquoi préférer l’audio et les livres, à la vidéo ?

Dans l’interview, Julien Vidal nous dit :

J’ai remarqué que ce qui passe par la vidéo pouvait : au mieux, confirmer des intuitions ou des choses que j’avais lues et qui m’avaient marqué, mais que ce n’était jamais une expérience qui me transformait profondément.

L’audio et la lecture sont 2 expériences pour nous retrouver nous même. C’est suffisamment rigide et solide pour pouvoir nous y embarquer, mais suffisamment neutre pour qu’on puisse s’y projeter et devenir la personne qui va être le protagoniste de telle ou telle œuvre.

Fasse à de la vidéo, on est passif.

Sandrine ROUDAULT, quant à elle, nous invite à nous tourner vers les autres.

Se tourner vers les autres

Les retraites spirituelles tout seul c’est bien un moment, mais nous restons des animaux sociaux.

Dans ce mouvement d’utopisme, il serait bon de trouver ses alliés.

Sandrine ROUDAUT, conseille de choisir des endroits où on ne te connait pas, afin de se redécouvrir soit même.

Choisir de préférence de tiers lieux pour agir sur des projets concrets.

Comme dans un Repair Café pour apprendre à réparer. En ce qui me concerne, avant la crise de la COVID, j’intervenais dans un café associatif.

Le but est de faire partie de groupes de personnes qui ont les mêmes convictions que nous et plus on rencontre des gens, plus on a envie d’en rencontrer.

Avant de penser utopie, il y a plus grave à régler

C’est ce que diront certaines personnes.

Et c’est tout naturel : on se dit qu’avant de pouvoir rêver, il y a des problèmes à régler.

Sauf que c’est en s’autorisant à rêver qu’on pourra commencer à régler certains problèmes.

Et ceux qui ne sont pas dans une dynamique de changement ne peuvent pas accepter que l’on puisse s’autoriser à rêver et à faire quelque chose.

Ça les met face à leurs dissonances cognitives et à leur sentiment d’impuissance.

C’est exactement ce type de personne qu’il faut éviter.

Et un peu de patience

Dans notre époque, on veut tout, tout de suite.

Mais il y a des centaines d’années, les bâtisseurs de cathédrales commençaient le travail sans jamais voir le résultat final.

Alors, voyons-le comme ça, nous sommes des bâtisseurs de cathédrales pour le monde de demain et ce seront nos enfants, ou nos petits enfants qui en profiteront.

Le monde sera ce qu’on en fera, le bien ou le mal.

Crédit photo cottonbro et Ali Pazani

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