Cet article n’est pas un résumé comme je le fais à mon habitude, mais m’a été grandement inspiré par la vidéo de l’Observateur : « Comprendre la crise ukrainienne : des origines à aujourd’hui« .

Tout d’abord, je suis contre l’invasion de l’Ukraine.

La guerre profite toujours aux mêmes : les oligarques et les industriels. Pendant qu’elle détruit des familles, mais également des villes.

Ce qu’il faut savoir, c’est que la géopolitique n’est jamais une histoire de gentils contre les méchants, mais davantage l’affrontement d’idées, de points de vue et d’intérêts économiques.

L’orient contre l’occident, ce sont les grandes dictatures contre les démocraties, avec en tête, les États-Unis. L’Europe n’est que le prolongement des États-Unis.

La question philosophique qu’on pourrait se poser serait : est-ce bien ou mal qu’un monde s’impose avec à sa tête les États-Unis ?

La réponse selon Poutine est : non, car ça serait le monde d’un seul souverain.

Les premiers avertissements de Poutine

Le 10 février 2007, Vladimir Poutine alertait sur les dérives américaines lors de la « Conférence de sécurité » à Munich.

Il expliquait que les États-Unis sortent de leurs frontières dans tous les domaines. C’est très dangereux. Plus personne ne se sent en sécurité, car personne ne peut trouver refuge derrière le droit international.

Notamment par rapport à l’invasion de l’Irak qui avait été décidée de manière unilatérale sans consultation de l’ONU.

Ce qui veut dire que dans cette position, les Américains décident seuls de l’avenir du monde.

Mais aujourd’hui, avec l’émergence de la Chine, épaulée par Poutine, renait un monde bipolaire, ces puissances ont des intérêts différents.

Or en 2007, les pays européens sont restés volontairement ou involontairement sourds à cet avertissement.

Qu’est-ce que l’OTAN ?

L’OTAN (Organisation du traité de l’Atlantique Nord) est une alliance politique et militaire internationale composée à ce jour de 30 États membres d’Europe et d’Amérique du Nord.

Wikipedia

Elle a été créée au début de la guerre froide pour faire contre poids à l’Union soviétique, afin de pouvoir répondre à des menaces perçues ou réelles.

Les problèmes entre l’OTAN et la Russie ont commencé avec la chute du mur de Berlin.

L’Allemagne rejoint l’OTAN

Après sa réunification, l’Allemagne rejoint l’OTAN, mais les Soviétiques ne sont pas enthousiastes.

Ils souhaiteraient une Allemagne neutre qui serait plus une structure politique, que militaire. Sans ça, selon Mikhaïl Gorbatchev et Edouard Chevardnadze, l’équilibre militaire et stratégique serait bouleversé dans l’Europe.

En réponse, Jeff Bakers, secrétaire d’État américain, les rassure en disant que la juridiction militaire de l’OTAN ne s’étendra pas d’un pouce vers l’est, sans toute fois le mettre par écrit.

Accord non respecté

Cet accord n’aura bien évidement pas été respecté. Actuellement L’OTAN s’est étendue de l’Estonie jusqu’en Turquie.

Poutine observe ça sans rien dire, mais il sait que ça ne sent pas bon.

Pourquoi l’OTAN s’étend vers l’Est ? Pourquoi l’OTAN est en train d’approcher ses bases nucléaires vers la frontière russe ? La guerre froide n’est pas finie ?

Vladimir Poutine doit aujourd’hui composer avec l’erreur de Gorbatchev de ne pas avoir scellé l’accord par écrit.

Voici une courte vidéo de Vladimir Poutine expliquant cette période de l’histoire.

Première invasion : la Géorgie

En 2008, l’Ukraine et la Géorgie entament des discussions pour rentrer dans l’OTAN.

Or, pour Poutine il est inconcevable que ces pays rentrent dans l’OTAN, sans quoi des bases militaires américaines se retrouveraient à quelques kilomètres de Moscou.

Poutine ravive alors immédiatement des tensions en Géorgie, à l’aide de milices locales en les armant.

Cette technique permet de créer le trouble et de donner l’occasion d’envahir le pays.

Le 7 aout 2008, les chars russes rentrent en Géorgie et Poutine reconnait l’indépendance de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie.

Après cet événement, la Géorgie perd 20% de son territoire.

C’est un coup dur pour l’OTAN, car pour la première fois, la Russie exprime clairement ses lignes rouges qui sont l’Ukraine et la Géorgie.

Accord de l’Ukraine

Malgré cet événement, l’Europe ne semble pas comprendre et les pourparlers pour l’entrée de l’Ukraine continuent.

En 2013, l’Ukraine est prête à signer un accord pour rejoindre l’Europe, mais sous la pression de Moscou, le gouvernement ukrainien rejette immédiatement cet accord, ce qui provoque un soulèvement de la population ukrainienne pro européenne.

C’est à la suite de ce soulèvement que la Russie a décidé en 2014, d’annexer la Crimée.

Mais peut-on blâmer les Ukrainiens de vouloir rentrer dans l’OTAN ainsi qu’en Europe, quand on voit le développement économique qu’ont pu réaliser certains pays comme la Pologne ?

Ce que veut Poutine ? La neutralité de l’Ukraine

L’Ukraine aurait pu adopter une position neutre et profiter du meilleur des 2 mondes entre l’Europe et la Russie.

On peut très bien faire du commerce avec l’Europe sans en faire partie.

L’Angleterre l’a prouvé, la Suisse l’a prouvé, la Norvège l’a prouvé.

Mais le gouvernement ukrainien est sans doute corrompu afin d’afficher sa détermination à vouloir rejoindre l’Europe.

Gouvernement fantoche

Pour s’assurer de la neutralité de l’Ukraine, Poutine a décidé de l’envahir afin de faire tomber le pouvoir en place pour y installer un gouvernement fantoche et s’installer durablement dans les zones russophiles d’Ukraine.

Alors qu’il aurait suffi d’un texte, un seul, garantissant une stricte neutralité de l’Ukraine, et le fait qu’elle n’avait pas vocation à entrer dans l’OTAN. Tout en étant partenaire de l’Est Et de l’Ouest.

Rien d’humiliant. Rien d’insupportable. La Finlande se porte bien.

Un quidam

Et maintenant ?

Difficile à dire. Poutine est un guerrier. En voici un bon résumé.

S’il perd vraiment la guerre, il pourrait très bien décider de tout faire péter ou bien son gouvernement et les oligarques russes pourraient se retourner contre lui et le pousser vers la sortie.

Il ne peut y avoir de demi-mesures.

Une guerre qui pourrait durer en déstabilisant encore plus l’économie

Certains affirment que cette guerre est l’écran de fumée que cache la bataille du gaz à destination de l’Europe.

Actuellement, le gaz utilisé en Europe vient de Russie, mais les États-Unis aussi ont du gaz à vendre.

Et tu sais quoi ? Le gaz des États-Unis est dans tous les cas, plus cher que celui des Russes. Je t’invite à regarder le passage de cette vidéo qu’il l’explique très bien.

À mon avis, ça ne sera que la première « douille » économique envers l’Europe. Je suis prêt à parier que nous subirons d’autres augmentations de prix dans d’autres domaines.

La non-neutralité des médias européens

Après toutes mes recherches et avec du recul, nous aussi Européens, sommes sous une forme de propagande médiatique qui résume la situation par : les gentils occidentaux contre les méchants russes, alors qu’en réalité, la situation est plus subtile que ça.

C’est difficile à dire, mais je rejoins certains candidats à l’élection présidentielle qui propose de prendre notre indépendance fasse aux États-Unis.

L’Europe devrait être un terrain neutre entre les grandes puissances.

Et pendant que nous sommes occupés avec la guerre…

La deuxième partie du rapport du GIEC vient de paraître et encore une fois, cela passe inaperçu, alors qu’on devrait tous être en train de s’unir pour luter contre le changement climatique…

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